Un bon resto la veille, un tournage de témoignage le matin, et me voilà sur la route entre La Rochelle et Noirmoutier,
dans une météo de merde, mais on s'en fout.
Ce qui m'a donné envie de partager avec vous aujourd'hui, c'est un constat que je fais de plus en plus souvent.
Plusieurs membres de mon programme reviennent sur la même thématique au moment de témoigner : leur ego.
Et la difficulté qu'ils ont eue à le dépasser avant de faire le pas vers l'accompagnement.
Sommaire
3 bonnes raisons d’intégrer une communauté de dirigeants qui vivent
les mêmes difficultés que vous
C'est une phrase que j'ai entendue des dizaines de fois. Et pour être tout à fait honnête, c'est une phrase que je me suis dite moi-même pendant des années.
Quand on est dirigeant dans le monde du bâtiment, on a forcément un peu de tempérament. Il faut une certaine confiance en soi (ou en tout cas une certaine folie) pour se dire "je me lance". Et cette croyance que l'on va pouvoir réussir par soi-même, elle a une origine profonde.
Il faut en reparler parce que c'est un sujet authentique, un sujet vécu : celui de ce que l'école et la société renvoient parfois sur l'artisanat du bâtiment. Ce préjugé qui dit en gros "Tu es nul à l'école, tu sais pas quoi faire dans la vie, va dans le bâtiment." Comme si c'était une voie de garage, alors que c'est une voie royale.
Ce regard-là, ça forge un tempérament. On se dit qu'on va aller contre ça, qu'on a l'intention de réussir même si personne ne croit en nous. On embauche un gars, on est déçu. On travaille avec des gens, on est déçu. Petit à petit, on se construit une carapace. On ne fait plus confiance à personne (parfois même pas à soi-même) mais on s'enferme dans cette croyance que seul, on peut y arriver.
Et c'est là que le piège se referme. On pense que tout ce que les autres disent, c'est de la merde. Que seul ce qu'on vit est vrai. On s'enferme dans son ego. On accuse les concurrents, l'État, la société, les gens autour de nous. Et au bout du compte, ça nous empêche de véritablement croire en nous, d'évoluer, et de constater avec humilité nos forces et nos faiblesses.
Ce n'est pas qu'un ressenti individuel. C'est un phénomène massif. Selon la dernière étude de Bpifrance Le Lab, publiée en 2026, 49 % des dirigeants de PME et d'ETI se déclarent aujourd'hui isolés, contre 45 % dix ans plus tôt. Et la proportion de ceux qui se disent "très isolés" a bondi de 11 % à 18 % en une décennie. Dans le BTP, où les tempéraments sont marqués et où l'on est souvent seul à décider, seul sur le chantier, seul face aux problèmes, cette réalité est encore plus présente.
Plus frappant encore, la solitude ressort comme le facteur numéro un du risque de burn-out chez les dirigeants, devant même la charge de travail. C'est ce que montre l'Observatoire Amarok, fondé par l'économiste Olivier Torrès, spécialiste de la santé des dirigeants de PME. Et un baromètre Bpifrance de septembre 2025 révèle que 82 % des dirigeants déclarent des troubles physiques ou psychologiques liés à leur activité.
Quand on met ces chiffres en face du discours "je n'ai besoin de personne", on comprend vite que cette posture n'est pas de la force. C'est un frein.
L'ego, en soi, n'est pas un défaut. Il est même nécessaire pour entreprendre. Mais quand il n'est pas maîtrisé, il devient un obstacle. Comme le souligne le coach et spécialiste du management Jean-Paul Lugan dans Forbes, l'entreprise passe un véritable "contrat narcissique" avec ses dirigeants. Or, un ego surdimensionné conduit à des décisions motivées par des raisons purement personnelles, à une incapacité à écouter, et à un déni de ses propres faiblesses.
Le Centre des Jeunes Dirigeants le formule ainsi “l'ego devient une obsession handicapante quand il empêche de reconnaître ses erreurs, d'apprendre de ses échecs et de s'ouvrir aux autres”. Il y a toujours quelqu'un ou quelque chose à blâmer, sauf soi-même. Et c'est précisément cette dynamique qui bloque l'évolution.
Je l'ai vécue. Sortant de l'armée qui forge quand même un tempérament un peu particulier, on ne va pas se mentir, j'ai repris l'entreprise familiale. Je l'ai développée. Une boîte, puis deux, puis trois. Beaucoup de déceptions avec des salariés, beaucoup de déceptions avec des associés. Et cette croyance, toujours "Je vais y arriver, il faut que j'y arrive, et finalement, sans les autres, je peux y arriver aussi."
Plus on est dans le dur, plus on est enfermé. Plus on vit dans le dur, plus on croit que c'est dans la difficulté et la rudesse qu'on va réussir. Sauf que quand on constate concrètement ce qui se passe… ce n'est pas là qu'on réussit. Ce n'est pas là qu'on s'ouvre aux autres. Et ce n'est pas là qu'on se remet en question.
C'est quand j'ai été, on va dire, contraint (ou quand j'ai eu la lucidité), de comprendre que c'était moi qui posait problème à ma propre vie que les choses ont changé. J'ai cherché quelqu'un pour m'accompagner. Et j'ai trouvé un coach, un vrai. Pas ces coachs en carton qui vous vendent du rêve, pas ceux qui vous font sauter pendant un séminaire de deux jours et après vous vous démerdez avec vos problèmes.
Quelqu'un qui a su m'écouter, me comprendre, me guider, me former. Qui a su faire de moi le coach que je suis aujourd'hui. Sans avoir croisé Johann dans ma vie, je pense que je ne serais pas la personne que je suis. Il m'a surtout fait comprendre une chose : tant que j'étais dans le dur, fermé dans mon ego, dans la rudesse, je ne pouvais pas atteindre la vie que je voulais. Il fallait que je lâche un peu de cette rudesse, que je me fasse confiance, et que je fasse davantage confiance aux autres.
Et la confiance n'exclut pas le contrôle. La confiance ne veut pas dire la naïveté ou la bêtise. La confiance veut dire : je crois que je peux réussir, et je crois que les autres peuvent m'aider à réussir. Et pour le coup, on vérifie que ces gens sont fiables et apportent véritablement de la valeur ajoutée dans notre vie.
https://youtu.be/plRgBcAGIFI?si=DhySGFpiw6jLgaXj
Aujourd'hui, tous les soirs, je me pose deux questions :
Si la réponse est non à l'une de ces deux questions, alors ce n'était pas une bonne journée pour moi. Et je peux vous assurer que ce n'est pas une question d'argent. Je peux très bien avoir gagné ma vie sur une journée et me dire que ça a été une sale journée parce que je n'ai rien pu apprendre au contact des gens que j'ai croisés.
C'est du partage, pas de la leçon de vie. Je ne suis pas en haut d'une estrade pour expliquer au monde comment les choses fonctionnent. L'idée, c'est de vous faire voir que vous pouvez évoluer, que vous pouvez avancer.
Ce n'est pas qu'une intuition. La recherche le confirme : l'intelligence collective, c'est la capacité d'un groupe structuré à apprendre, raisonner et progresser ensemble de façon plus efficace que chaque membre ne le ferait isolément. Elle repose sur l'interaction, le partage et la confrontation constructive des idées.
Quand vous apprenez de quelqu'un, vous faites un raccourci sur votre propre vie. Si vous apprenez par vous-même, très bien, mais vous allez faire un nombre incommensurable de conneries avant de comprendre, seul, ce qu'il fallait retirer de chaque leçon. Je parle d'expérience (j’ai fais un tas de conneries) et j'en ai compris des choses. Mais le fait d'intégrer un groupe, une formation, d'accéder à quelqu'un qui a plus d'expertise que vous dans le domaine où vous voulez progresser, ça vous fait aller beaucoup plus vite.
Le retour sur investissement du coaching de dirigeant est d'ailleurs documenté. Selon une étude PWC et ICF (International Coaching Federation), il est estimé à près de six fois la mise initiale. Non pas parce que le coaching est magique, mais parce que les erreurs évitées, les décisions mieux prises et le temps gagné ont une valeur concrète.
Il faut avoir cette humilité à un moment donné. Et c'est vraiment beau ce que j'entends des membres de mon programme qui témoignent. Avant d'entrer dans BTP Performance, ils ont dû avoir cette simplicité de dire "par moi-même, je n'y arriverai pas, je veux être accompagné pour ça."
Tout travail et toute expertise mérite salaire. C'est votre expertise qui fait que vous facturez vos clients. Alors vous pouvez aussi faire le choix de payer l'expertise de quelqu'un pour aller plus vite. C'est du bon sens, pas de la faiblesse. BTP Performance, c'est pas le seul programme qui existe. L'idée, c'est simplement de vous intéresser au fait d'être accompagné pour réussir. De trouver la bonne personne, le bon groupe, celui qui vous correspond. Pas un gourou, pas quelqu'un sans qui vous n'existiez pas, mais quelqu'un qui vous aide à grandir pour être libre ensuite de tracer vos propres voies.
Quand on dirige dans le BTP, on tranche tout seul : les devis, les embauches, les arbitrages de trésorerie, les conflits sur chantier. On filtre avec les clients, on évite d'inquiéter la famille, on ne dit pas tout à ses ouvriers. Résultat : les questions restent dans la tête, sans endroit pour être posées. Dans une communauté de dirigeants qui vivent les mêmes choses, on peut enfin poser ces questions à des gens qui comprennent immédiatement le contexte, pas besoin d'expliquer pendant vingt minutes ce que c'est qu'un client qui négocie à la baisse alors que le chantier a déjà commencé. Ils le vivent aussi.
Comme je le dis, quand on apprend de quelqu'un, c'est un raccourci sur sa propre vie. Un dirigeant qui a déjà traversé un problème de marge, de recrutement ou de trésorerie peut vous éviter six mois de tâtonnement en une conversation. Multiplié par le nombre de membres d'une communauté, ça donne accès à des dizaines d'années d'expérience cumulée dans votre métier, avec vos problématiques. C'est le principe même de l'intelligence collective : un groupe structuré progresse plus efficacement que chaque individu isolé.
La surcharge, la solitude du patron, le sentiment de porter toute la boîte à bout de bras, la fatigue, les doutes sur ses prix, les erreurs de gestion qu'on n'ose pas avouer ! Quand on entend un autre dirigeant dire "moi aussi", quelque chose se débloque. On passe de "c'est moi le problème" à "c'est un problème qu'on peut résoudre". Ça ne supprime pas la difficulté, mais ça change complètement la manière dont on la porte. Et c'est souvent ce déclic-là qui permet de passer à l'action au lieu de rester enfermé dans le dur.
Vous pouvez réussir, vous pouvez avoir de la volonté. Mais c'est ensemble, à plusieurs, que vous pourrez véritablement vous épanouir. On est plus intelligent à plusieurs, c'est indéniable à condition d'être dans un groupe qui tire vers le haut. On a simplement besoin d'être avec des personnes qui veulent véritablement nous accompagner à progresser. Et ça passe par un geste simple mais décisif : lâcher son ego. Arrêter de penser que c'est dans le dur, tout seul, qu'on va réussir. Arrêter de souffrir par soi-même. Et rejoindre un groupe qui va nous aider à atteindre nos rêves.
C'est tout ce que je vous souhaite. Atteignez vos rêves !
Si vous voulez aller plus loin (construire vos tableaux de bord, calculer votre seuil de rentabilité précisément, maîtriser votre marge sur chaque chantier…) c'est exactement ce type de travail concret, de terrain, que l'on fait dans le programme BTP Performance.
Première étape : faites le point sur votre entreprise en quelques minutes avec notre diagnostic gratuit. Vous saurez exactement où vous en êtes et par quoi commencer.
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Prenez soin de vous, et à très bientôt.
Roland